Le massage est bien plus qu’un simple moment de détente ; c’est une pratique millénaire qui agit sur le corps et l’esprit. Cependant, pour en profiter en toute sécurité, il est essentiel de comprendre ce qu’il peut — et ne peut pas — faire.
Voici un tour d’horizon complet pour y voir plus clair.
Les Points Forts : Pourquoi le massage fait du bien
Le massage n’est pas qu’une affaire de « bien-être » superficiel. Ses effets sont physiologiques et documentés.
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Réduction du stress et de l’anxiété : En abaissant le taux de cortisol (l’hormone du stress) et en stimulant la production de sérotonine et de dopamine, le massage apaise le système nerveux.
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Soulagement des tensions musculaires : Il aide à dénouer les « nœuds » (points gâchettes) et favorise la récupération après un effort physique en éliminant les toxines comme l’acide lactique.
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Amélioration de la circulation : Les pressions exercées stimulent le flux sanguin et lymphatique, facilitant l’apport d’oxygène aux cellules et réduisant parfois la sensation de jambes lourdes.
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Renforcement de la conscience corporelle : Il permet de se « reconnecter » à ses sensations physiques, ce qui est souvent négligé dans nos rythmes de vie effrénés.
Les Limites de l’Exercice : Ce que le massage n’est pas
Il est crucial de garder les pieds sur terre : un masseur n’est ni un magicien, ni un médecin.
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Ce n’est pas un diagnostic médical : Un praticien en massage peut sentir une tension, mais il n’est pas habilité à diagnostiquer une pathologie (hernie discale, déchirure musculaire, etc.).
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Ce n’est pas un traitement curatif pour les maladies graves : S’il peut accompagner le confort d’un patient, il ne soigne pas le cancer, le diabète ou les infections.
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L’effet « miracle » immédiat est rare : Pour des douleurs chroniques installées depuis des années, une seule séance ne suffira généralement pas. C’est la régularité et souvent une approche pluridisciplinaire (kinésithérapie, ostéopathie) qui font la différence.
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L’absence de prescription : Contrairement à la kinésithérapie, le massage de bien-être n’est pas remboursé par la sécurité sociale et ne remplace pas une rééducation fonctionnelle.
Les Contre-indications : Quand faut-il s’abstenir ?
Dans certains cas, masser peut s’avérer dangereux. On distingue les contre-indications totales et locales.
Contre-indications totales (On reporte la séance)
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Fièvre et infections : Le massage stimule la circulation lymphatique, ce qui pourrait aider un virus ou une bactérie à se propager plus rapidement dans l’organisme.
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Troubles circulatoires graves : En cas de phlébite, de thrombose ou de varices importantes, le massage risque de déplacer un caillot sanguin.
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Blessures récentes : Fractures, déchirures ligamentaires ou entorses en phase inflammatoire (rougeur, chaleur, gonflement).
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Maladies cardiaques non stabilisées : Le massage sollicite le système cardio-vasculaire de manière non négligeable.
Contre-indications locales (On évite la zone)
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Problèmes cutanés : Eczéma suintant, brûlures, plaies ouvertes ou maladies contagieuses comme le zona ou l’herpès.
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Inflammations aiguës : Un genou gonflé après un choc ne doit pas être massé directement.
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Grossesse (cas particuliers) : Sauf massage spécifique « femme enceinte », on évite généralement le massage du ventre et de certaines zones réflexes durant le premier trimestre.
Le mot d’ordre : En cas de doute, demandez toujours l’avis de votre médecin traitant. Un bon praticien vous posera de toute façon des questions sur votre état de santé avant de commencer.
