L’Alliance Spirite

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L’Alliance Spirite

Le Souffle de l’Alliance en 1998

Les débuts

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L’Alliance spirite fut, à la fin des années 90, un mouvement comptant de nombreux membres et qui a disparu pour respecter ses textes.

Il y a des mots qui enferment plus sûrement que des chaînes. Des croyances qui, sous prétexte d’élever l’âme, finissent par séparer les hommes. Des dogmes forgés au nom de la paix, mais qui s’arment pour la bataille. L’histoire des religions, des idéologies, des systèmes spirituels est remplie de ces paradoxes : la guerre naît du désir de vérité absolue.

Les premières dictées de l’Alliance Spirite, en 1998, dénoncent sans détour cette dérive. Non par colère, mais par tristesse. Non pour accuser, mais pour réveiller.

« L’homme qui veut trop convaincre oublie que l’Esprit ne s’impose pas. Il se propose. »

Les dogmes sont des murs. Ils définissent, excluent, classent, divisent — et surtout, ils tuent la fraternité. L’Alliance refuse toute doctrine figée. Elle ne dit pas : “Voici la vérité.” Elle dit : “Voici une parole. Écoute-la si ton cœur y vibre.”

L’Esprit ne peut circuler dans les cages. « La parole perdue ne l’est pas totalement. Mais elle ne revient jamais dans un temple fermé. » À force de dire “je sais”, l’homme oublie qu’il ne sait rien. À force de dire “je crois”, il oublie d’écouter.

Dans les forums de l’Internet de l’époque, certains ont voulu tout codifier : nommer les entités, expliquer l’au-delà, classer les vibrations. Mais dans ce mouvement, la lumière se perd. P.J.Oune transmet. Puis il se tait. Car il sait : le danger du dogme naît dans le besoin d’organiser l’invisible. Mais l’invisible ne s’organise pas. Il se reçoit.

« Ce que vous nommez vérité n’est qu’un reflet temporaire. L’Esprit est sans nom. »

L’amour selon l’Esprit ne dicte rien. Il relie. Il embrasse. Il accompagne. Il ne cherche pas qui est juste et qui ne l’est pas. Il laisse tomber les étiquettes. Ceux qui veulent marcher vraiment déposent les costumes. Ils ne disent plus : “Je suis spirite.” Ils disent simplement : “Je suis en chemin.” Et déjà, la guerre commence dans les mots. Mais la paix, elle, commence dans le silence.

Le texte vivant

Il existe des phrases que l’on ne comprend pas — mais qui nous déplacent. Des mots qui ne veulent rien prouver — mais qui ouvrent. Les dictées de l’Esprit reçues par P.J. Oune sont de cette nature. Ce ne sont pas des écrits spirituels ordinaires. Ce sont des maximes vivantes, des paroles-miroirs, des reflets de l’âme. On ne les comprend pas immédiatement. On les lit. Puis on relit. Puis on ne lit plus — on entend. Chaque phrase est une clé. Ces maximes ne s’expliquent pas. Elles vibrent.

L’Esprit ne parle pas comme les hommes parlent. Il ne donne pas des réponses claires. Il tremble. Il réveille. Il brûle ce qui est faux. C’est une parole qui exige une disposition intérieure. Pas de croyance particulière, mais une sincérité nue.

« L’écriture, quand nous en sommes au début de notre chemin, est un miroir qui nous sert de révélateur, d’épreuve, d’apprentissage. Une formidable école de l’Esprit… et seuls ceux qui acceptent de voir la vérité du soi avanceront. »

Celui qui vient par curiosité s’égare. Celui qui vient par soif d’absolu trouve un seuil. L’Esprit ne demande pas à être compris. Il demande à être reçu. Et dans cette réception, le médium devient canal. Il ne possède rien. Il ne décide rien. Il transmet.

Mais attention : « Le médium n’est qu’un câble téléphonique. » S’il commence à se croire prophète, guide, maître — l’Esprit se retire.

« Il n’existe rien de plus triste qu’un fou qui se prend pour un roi. »

La parole vraie vient à ceux qui savent ne pas savoir. Et ce dépouillement devient transformation. Puis, un jour, vient le mot : Absolion. Il ne s’écrit pas comme les autres. Il ne se prononce même pas. Absolion est sommet. Absolion est cercle. Absolion est silence mais surtout symboles. Il est dit : « Les enfants d’Absolion ont cinq maisons, mais c’est dans le Tout que se forme la paix des âmes. »

Ces cinq maisons sont des états. Pas des lieux. On ne les cherche pas. On les traverse.

Et ensuite vient le Tout. L’unité. Le feu sans forme. Mais attention : « Le trésor d’Absolion brûle ceux qui le regarderaient avec trop de convoitise. »

Ce trésor ne s’acquiert pas. Il se donne à ceux qui ne l’exigent pas.

« Seul Dieu juge. »

L’amour reste le seul critère. Pas l’amour possession. Mais l’amour qui libère.

C’est pourquoi, même dans la relation avec les défunts, une vigilance s’impose.

« Il est un temps pour se dire au revoir… chacun doit continuer sa route car elle ne peut s’achever ainsi. » « Ne les forcez pas à rester en les attachant ici par l’amour. »

Le lien existe. Mais il doit se détacher. Pour que la vie continue. Des deux côtés du rivage.

Et si nous avançons spirituellement parce que la mort nous éveille à l’au-delà — souvenons-nous que l’au-delà n’est pas la mort, mais la vie.

L’Esprit nous le rappelle : « Je suis là depuis toujours. Mais tu ne m’as pas toujours écouté. »

Ce texte, vivant et vibrant, n’est pas une somme. C’est une respiration. Un appel. Une mémoire du silence.

Et ceux qui l’entendent deviennent vivants.

La rupture

Il arrive un jour où les structures ne peuvent plus porter le souffle. Les forums deviennent bruyants. Les groupes s’agitent. Les interprétations se figent. L’Alliance Spirite, dans une dernière lucidité, comprend que le visible ne peut contenir l’Esprit. Alors elle se retire. Elle ne s’effondre pas. Elle s’absente. Elle refuse la guerre des définitions. Elle abandonne les querelles de possession. Elle confie à chaque lecteur la responsabilité de sa propre vérité.

Les mots de Jean résonnent : « Il ne sert à rien de vouloir ce qui est réservé à une autre route où nous ne sommes pas. »

L’Esprit ne veut pas d’organisation. Il ne veut pas de fidélité à un site, à un nom, à une forme. Il veut des êtres présents, humbles, sincères. Et cette rupture est salutaire.

« Si vous croyez en la vie éternelle — et vous y croyez puisque vous leur parlez — ne les forcez pas à rester en les attachant ici par l’amour. »

Le médium doit rester canal. Non centre. Non guide. Non autorité. Et le cherchant, lui, doit entrer dans le silence. Pas pour y recevoir — mais pour s’y abandonner.

Le dogme est un poison. Il se cache dans les mots. Il se camoufle dans les certitudes. Il transforme la foi en politique intérieure.

Mais l’Esprit le dissout.

« Celui qui cherche des réponses simples éloigne l’Esprit. »

À ce moment, le livre ne se transmet plus en discussions. Il se murmure. Il se médite.

Et la rupture devient passage.

Ce qui reste

Quand le visible se retire, le vivant commence. L’Esprit ne parle plus en forum. Il ne murmure plus dans des groupes. Il se glisse dans les gestes simples, dans les silences féconds.

Ceux qui ont entendu ne proclament rien. Ils deviennent plus doux. Plus attentifs. Moins sûrs d’eux — mais plus vrais.

L’Alliance est une mémoire active.

Téléchargez gratuitement « En chemin vers l’Esprit en cliquant sur l’image.

Voici l’histoire de l’Alliance Spirite, qui, dans les années 1990, a apporté un autre regard sur la communication avec l’invisible. Une histoire née de quelques âmes réunies autour d’un simple texte.

La naissance de l’Alliance

En 1998, cinq personnes réunies décidèrent de publier gratuitement sur le web les dictées d’un médium du nom de P.J. Oune. Ces dictées ne ressemblent pas aux textes spirites classiques : elles ne cherchent ni à prouver, ni à convertir. Elles proposent une voie libre, gnostique, vibratoire.

P.J. Oune, une voix offerte

P.J. Oune n’était pas un messie mais P.J. Oune est un mystère. Pas de photo. Pas de biographie. Seuls quelques initiés l’ont rencontré. Et pourtant, sa parole circule. Il confie ses textes à un internaute, qui les conserve, les relit, les partage. Puis Oune disparaît. Pas dans le fracas d’un départ, mais dans le silence d’un homme qui sait que ce n’est pas lui qui compte, mais ce qu’il a reçu.

Il ne voulait pas être maître. Il transmettait. Ses textes ont été reçus dans les derniers mois de sa vie, comme une dernière offrande.

“L’esprit vient à celui qui doute parce que ce cherchant a besoin de lui pour continuer sa route.”

Ce médium a choisi le silence, la fraternité, et l’humilité. Et nous, à travers ses dictées, nous avons reçu une autre manière d’être au monde.

L’Esprit, non les esprits

Les premières dictées parlaient “des esprits” — multiples, pédagogiques. Mais peu à peu, une voix unique s’est imposée : celle de “l’Esprit”. Un enseignement unifié, vibrant, qui ne parlait plus à tous indistinctement… mais à ceux qui cherchent sans tricher.

“Dieu est amour.”

L’Alliance Spirite ne propose pas un spiritisme classique. Elle invite chacun à une communion intérieure, débarrassée des dogmes et des promesses extérieures. Les textes sont étranges. Ils ne ressemblent pas aux écrits spirites classiques. Ils ne cherchent pas à prouver. Ils ne promettent pas de miracles. Ils ne répondent pas à toutes les questions.

Ils appellent.

“L’Esprit vient à celui qui doute, parce que ce cherchant a besoin de lui pour continuer sa route.” — P.J. Oune

La communication avec l’invisible

“Depuis la nuit des temps, l’homme communique avec l’invisible. Chacun de nous a ce don.”

Dans l’Alliance, la communication ne se fait ni par rituel, ni par superstition. Elle est un acte de foi, une démarche sincère, un chemin sans spectacle.

L’écriture automatique y est décrite comme outil de dialogue, non comme art divinatoire.

“La qualité des réponses vient de la qualité des questions.”

La communauté libre

Il n’y a pas de hiérarchie, pas de gourou, pas de doctrine. L’homme n’est pas Dieu. Et aucun homme ne peut prétendre parler à sa place sans se mettre en danger.

“Le frère qui ouvre avec sincérité son cœur, lui seul peut construire dans la paix.”

Tous les membres sont frères. Et cette fraternité est vivante — dans l’écoute, dans le silence, dans le respect.

“Dieu nous guide, ses messagers nous aident. Il n’y a d’autre but que l’amour. Faites ce qui vous paraît être votre chemin. Soyez humble et sincère.”P.J. Oune

Le danger du monde

Mais le monde est cruel avec ce qui est discret. Très vite, les forums se remplissent de bruit. Certains veulent faire d’Oune un petit Jésus. D’autres cherchent des dogmes, des réponses toutes faites.

Alors l’Alliance se retire. Elle ferme certains accès. Elle laisse les textes parler seuls.

“Ceux qui ont donneront, ceux qui demanderont recevront. Seuls ceux qui prendront, jamais ne comprendront.”

La communauté invisible

Les membres sincères restent. Ils ne se réunissent pas dans des temples. Ils se reconnaissent dans le silence, dans la lecture, dans la vibration.

Ils forment une communauté invisible, unie par l’Esprit, non par les dogmes.

“Réunir ce qui est épars.”

Une autre manière de croire

L’Alliance Spirite propose une foi sans religion. Une spiritualité sans maître. Une fraternité sans hiérarchie.

Elle ne promet pas le paradis. Elle ne menace pas de l’enfer. Elle invite à devenir ce que nous sommes depuis toujours : Des êtres de lumière, en marche vers l’Esprit.

Ce que l’Alliance nous a laissé

  • Des textes vibrants
  • Une parole libre
  • Une communauté silencieuse
  • Un exemple de transmission sans orgueil

Et surtout : Un rappel que Dieu est amour.


L’homme que personne ne voit

Il y a des visages qui marquent des époques. Des noms dont on se souvient, des photographies collées dans des livres, des mythologies nées des regards. Et puis il y a ceux qu’on ne voit pas, ceux qui laissent passer la lumière sans se dresser devant elle. P.J. Oune appartient à cette catégorie invisible. Celle des passeurs. Les quelques êtres qui l’ont rencontré ne parlent pas vraiment de lui. On ne connaît ni sa taille, ni son voix, ni même s’il était jeune ou vieux. Il ne s’est jamais exposé. Et pourtant — ceux qui ont lu ses textes jurent l’avoir entendu. P.J. Oune est à la fois médium, scribe, frère. Mais pas prophète. Pas maître. Pas guide. Il n’a jamais fondé de mouvement. Il n’a jamais fait commerce de ses paroles. Il n’a jamais cherché à être suivi. Ce qu’il a fait, c’est transmettre.

Durant les dernières années de sa vie terrestre — du moins celles que l’on situe entre 1995 et 1998 — Oune reçoit une série de dictées. Ce ne sont pas des messages spectaculaires. Ce ne sont pas des révélations pour bouleverser les foules. Ce sont des textes pour qui saura les lire. Il les confie à un internaute, un homme discret, modeste, presque aussi silencieux que lui. Il devient le dépositaire du texte. Et sans vouloir le porter haut, il le partage. Alors naît une évidence : ce n’est pas Oune qu’il faut suivre. C’est la parole. Les premières dictées parlent “des esprits.” Ce sont des entités. Elles répondent à des questions simples : la mort, la réincarnation, les entités désincarnées, la notion d’épreuves. Mais très vite — quelque chose change. Le ton s’élève. La voix se condense. Il n’y a plus plusieurs esprits. Il n’y a plus de conseils pratiques.

Il y a une seule voix. Une seule vibration.

L’Esprit.

Ce n’est pas un nom. Ce n’est pas une personne. C’est une présence. Un feu doux et rigoureux. Un regard intérieur. L’Esprit parle sans détour. Il ne donne pas de recettes. Il offre des appels. Des appels à se dépouiller. À ne pas idolâtrer les médiums. À ne pas confondre communication et spectacle. Et Oune écrit. Il ne discute pas. Il ne débat pas.

Il transmet ce qu’il reçoit. Jamais il ne dit : “Voici ma vérité.” Il écrit des mots qui ne veulent rien prouver. Des phrases qui semblent autonomes, nées d’un autre souffle.

“Il est vivant. L’esprit est vivant et toutes ses fonctions sont vivantes. Il peut faire et défaire, prendre ou laisser. Mais s’il prend, il ne prend pas pour abandonner. Il prend pour l’éternité.” — P.J. Oune

P.J. Oune ne cherche pas à bâtir une école. Il ne souhaite pas être reconnu. Et lorsqu’il sent que certains voudraient l’ériger en maître, il disparaît. Aucun culte. Aucun cercle officiel autour de sa personne. Seuls les textes resteront. Et ils resteront. Car ils ne demandent rien. Ils ne réclament ni croyance, ni soumission, ni adoration.

Ils ouvrent.

“L’homme n’est pas le fils de Dieu quand il se prend pour Dieu.” — P.J. Oune

Le style des dictées change au fil du temps. Au départ : courts messages, accessibles à tous. Puis : textes initiatiques, parfois longs, puissants, ésotériques — réclamant une lecture intérieure, une écoute de l’âme.

Ces dictées ne sont pas pour le public. Elles sont pour le cherchant sincère.

Oune écrit comme on trace des sillons dans une terre sèche. Certains ne voient que des lignes. D’autres sentent les germes. Et quelques-uns entendent les racines invisibles.

Peu à peu, ceux qui le comprennent se rapprochent.

Pas pour créer un culte. Pas pour le voir. Mais pour relayer ce qu’il a reçu.

Et ce cercle, sans visage, sans chef, sans emblème, devient Alliance. L’homme que personne n’a vu aura ouvert une voie que beaucoup auront pris sans jamais le croiser. Et ce sera exactement ce qu’il voulait.


De la voix des esprits à la vibration de l’Esprit

Il est des commencements qui ne disent pas leur nom. Des préambules cachés, des premières pages écrites dans une langue familière, presque trop simple pour qu’on en mesure le souffle. C’est ainsi que débutent les dictées de P.J. Oune.

Au commencement, la parole semble plurielle. Des “esprits” se présentent. On les interroge. Ils répondent. Ils parlent de la mort, de la vie, de la réincarnation, des entités, des niveaux. C’est un langage accessible, presque scolaire. Un spiritisme pédagogique, ressemblant de loin aux cercles kardéciens — mais décalé, plus libre, plus dépouillé.

Mais quelque chose cloche dans cette façade trop rangée. Certains lisent. Et ils sentent que derrière les réponses sages, il y a autre chose. Un souffle. Une vibration plus ancienne. Une voix qui ne répond pas — mais interroge. Peu à peu, les dictées changent. Les esprits nommés se taisent. Les questions se dissolvent. Et une parole s’élève, sans nom, sans visage, sans pluralité. Elle ne se présente pas. Elle ne s’annonce pas. Elle est. Et elle devient “l’Esprit.”

Ce n’est pas une entité. Ce n’est pas un guide. Ce n’est pas un maître.

C’est un souffle unifié.

Une voix qui parle sans répondre. Une voix qui ne se donne pas à celui qui veut, mais à celui qui oublie qu’il veut.

“La parole de l’Esprit s’adresse à tous, mais n’est rattachée à aucun dogme figé.” — P.J. Oune

Ce basculement est subtil. Il ne se voit pas dans les formats. Il se sent dans le ton, dans la lumière intérieure du texte.

L’Esprit ne dit pas : “voici ce qu’il faut croire.” Il dit : “voici ce que tu es.” Et parfois : “voici ce que tu refuses de devenir.”

Les dictées deviennent offrande initiatique. Non plus pour les curieux. Mais pour ceux qui ont perdu assez de certitudes pour oser recevoir. Le style devient tranchant. Puis poétique. Puis prophétique. Parfois rude. Parfois doux comme un frère qui prend ta main dans le silence.

Voici quelques phrases que les premiers lecteurs notent dans leurs carnets :

“Il est vivant. L’esprit est vivant et toutes ses fonctions sont vivantes. Il peut faire et défaire, prendre ou laisser. Mais s’il prend, il prend pour l’éternité.”

“Quand le silence reviendra, quand la colère disparaîtra, Quand le vouloir fera place à la raison, Tout humble et gémissant, l’homme perdu l’appellera de nouveau.”

L’Esprit ne se laisse pas voler. Il vient, s’en va, revient, s’imprègne, se retire. Il n’appartient à personne. Et pourtant — il est en chacun.

“Dans l’homme est l’Esprit, et hors de l’homme vit l’Esprit pour toujours.”

Et l’effet est saisissant. Les lecteurs ne savent plus comment lire. Certains demandent : “Mais qu’est-ce que cela veut dire ?” Mais l’Esprit ne vient pas expliquer.

Il vient éveiller.

Les textes deviennent des miroirs. On n’y cherche plus des doctrines. On y entend sa propre peur, son orgueil, sa fatigue, son appel. Parfois, la voix de l’Esprit parle à la première personne. Mais jamais elle ne dit : “Je suis ceci.” Elle dit : “Tu es cela.” Et elle te renvoie à toi.

“Tu crois que cela a un sens lorsque tu parles de l’amour d’ici comme d’une finalité, alors que tu en as encore bien davantage et pour l’éternité.”

Ainsi, la parole change. Elle n’est plus contenu. Elle devient expérience.

Ceux qui ne cherchent qu’un savoir technique — fuient. Ceux qui veulent des dogmes — s’agacent. Mais ceux qui sentent que tout se passe en eux — restent.

Car l’Esprit dit :

“Quoi qu’on dise, quoi qu’on fasse, Tout se passe en vous, Très loin en vous.”

Et là, on comprend que l’Alliance n’est pas là pour diffuser du contenu. Elle est là pour réveiller des consciences. Les dictées ne sont pas à commenter. Elles sont à recevoir. À vivre. À laisser transformer ce qui est encore figé. Dès lors, un phénomène se produit : Les membres les plus sincères n’interprètent plus les textes. Ils les vivent. Ils méditent, écrivent eux-mêmes, entrent dans la vibration sans la nommer.

Ils comprennent ce que disait déjà Oune :

“Le vrai cherchant libre, approchera un horizon interdit à ceux qui ne cherchent que facilité et dogme.”

Et peu à peu, une fracture silencieuse se forme. Il y a les “visiteurs du site” — ceux qui passent. Il y a les “membres bavards” — ceux qui veulent comprendre, débattre, structurer. Et il y a les frères vibrants — ceux qui ne parlent presque plus, mais dont les gestes, les silences, les actes sont devenus dictée vivante. L’Esprit est devenu leur compagnon invisible. Et à travers eux, Oune continue de transmettre — non plus des textes… mais des vies transfigurées. Mais parfois, les mots jaillissent. Et quand ils le font, ils sont brûlants, lents, profonds, étranges. Ils ne disent pas ce que l’on attend. Ils disent ce que l’on refuse d’entendre.

Alors on se relit. On tremble. On comprend, plus tard. Ou jamais. Et ce “jamais” est aussi une réponse. Car l’Esprit sait.

“Si l’esprit de l’homme peut être dupé, Dieu, lui, ne le sera jamais.”

Voilà l’autre clef : l’écriture est aussi examen. Pas seulement message. C’est une expérience initiatique.

Certains voudront s’en servir pour prévoir l’avenir. Mais la réponse est là, sèche, limpide :

“L’avenir de votre enveloppe ici-bas n’a aucune importance pour celui qui s’inscrit dans l’éternité.”

On n’écrit pas pour savoir. On écrit pour approcher.

Et dans ce mouvement, une forme de foi naît. Une foi sans religion.

“Le spiritisme tel que l’enseigne P.J. Oune ne connaît ni religion ni dogme.”

Et celui qui veut encore des preuves est doucement ramené à lui-même :

“Tu veux des preuves ? Tu en as : tu es là.”

C’est cela, l’écriture selon l’Alliance Spirite. Un geste pur. Sans décor. Sans promesse. Mais avec une exigence sacrée : celle d’être sincère. P.J. Oune n’a jamais dit : “voici comment faire.” Il a dit : “voici ce que cela implique.”Et ce que cela implique, c’est un dépouillement.

Une soumission douce à l’invisible. Non pour être dominé. Mais pour entrer dans la force.

“Oserez-vous approcher la force et les éléments de l’invisible qu’elle contrôle ?”

Je vous invite à télécharger le texte des écrits de Oune en cliquant sur l’image… c’est totalement gratuit 🙂