La pensée positive

You are currently viewing La pensée positive

La pensée positive

La pensée positive est définie dans les sources comme une pratique psychologique et symbolique qui, bien que parfois classée parmi les pseudo-sciences, permet à l’individu d’utiliser son esprit comme un instrument d’évolution personnelle.
Voici les dimensions clés de sa définition selon les textes :
  • Primauté de l’Esprit sur la Matière : Elle repose sur le postulat de l’idéalisme, affirmant que l’univers est d’abord mental et que les « événements mentaux » ont le pouvoir de générer des manifestations physiques. Dans cette optique, l’esprit humain meut la matière de la même manière que l’esprit de Dieu.
  • Technique d’Intention et de Volonté : Dans un cadre opératif, elle consiste à formuler une intention claire, exprimée impérativement en termes positifs et dans un langage symbolique, pour condenser un désir et le libérer dans le champ invisible. Cette méthode permet de fusionner la pensée et la forme pour influencer la réalité.
  • Transformation de la Réalité par la Croyance : Elle soutient qu’une croyance sincère et profonde finit par transformer ce en quoi l’on croit en une réalité concrète. Nos pensées sont considérées comme des réalités vivantes et mobiles, capables de modifier le cours des événements.
  • Action Biophysique et Fluidique : Sur le plan physiologique, les sources affirment que chaque pensée modifie les nerfs et le fluide vital de l’individu. Une pensée positive fortifie le fluide magnétique, tandis que le doute ou la crainte l’amollissent et lui ôtent sa force.
  • Alignement Divin (Perspective de Saint-Martin) : Plus profondément, elle s’apparente à l’établissement d’une unité du désir où l’homme, étant lui-même une « pensée de Dieu », cherche à ne penser que par sa source divine pour accomplir sa destination originelle.
La pensée positive est l’art de mobiliser l’imagination créatrice et la volonté pour réformer la nature intérieure et extérieure, transformant l’homme en un « architecte » de sa propre réalité. Elle s’inscrit au sein dans une spiritualité générale qui a beaucoup évoluée ces dernières années et tout au long de l’histoire.
Elle désigne aujourd’hui une quête de vérité, de sens et de paix intérieure. Elle se distingue de la religion par son caractère individuel et universel, là où les religions traditionnelles s’appuient sur des cadres dogmatiques et des structures communautaires.
Elle s’inscrit au coeur de la spiritualité, spiritualité qui pourrait se définir ainsi:
– Une dimension anthropologique et universelle
La spiritualité est souvent perçue comme une dimension intrinsèque de la nature humaine. Elle est définie comme la dimension dynamique de la vie par laquelle les individus cherchent le sens, le but et la transcendence. Certains auteurs la considèrent même comme une fonction innée de l’esprit, désincarnée et indépendante des institutions culturelles.
– Le primat de la vie intérieure
Contrairement à la foi religieuse, parfois vécue comme extérieure car référée à un Dieu transcendant, la spiritualité est la rencontre et le questionnement de sa propre vie intime. Elle privilégie la subjectivité comme instrument de connaissance.
  • Pour des auteurs comme Jean-Claude Bologne, elle est la préférence accordée à la vie intérieure (intelligence, sensibilité, émotion) sur la vie matérielle.
  • Elle peut être une « spiritualité laïque », une quête de sagesse sans Dieu, centrée sur la lucidité de la raison et l’acceptation de la finitude humaine.
– Un processus de transformation et de « Gnose »
La spiritualité n’est pas qu’une contemplation ; c’est une expérience intérieure de transformation où l’individu opère sur lui-même. Elle vise à atteindre un niveau supérieur de conscience et une perspective universelle. Ce chemin mène souvent à une gnose, c’est-à-dire une connaissance intuitive et directe de la réalité divine ou de l’unité originelle.
– Une évolution sémantique complexe
Historiquement, le terme a subi de fortes torsions :
  • Dans l’Antiquité tardive, il désignait la vie sous l’influence de l’Esprit saint, s’opposant au « charnel ».
  • Au XVIIe siècle, il fut parfois utilisé de manière péjorative par l’Église pour désigner une religion « fausse » ou désincarnée (lors de la crise du quiétisme).
  • Aujourd’hui, il est devenu une catégorie résiduelle positive pour désigner ce qui échappe au réductionnisme biologique et social, s’opposant sémantiquement au mot « religion ».
En somme, la spiritualité est une démarche psycho-intellectuelle par laquelle l’homme tente de se situer par rapport au Tout existentiel. Elle est un « art intégral de la présence » capable de relier l’être humain à l’invisible sans renoncer à sa créativité ni à sa profondeur intérieure… et c’est en elle que l’on trouve la pensée positive.